Vendredi 28 avril 2006

Loin d’être une simple compilation, cet enregistrement propose une réactualisation des grands succès de Duke Ellington. Les thèmes réorchestrés par le maître sont tous des joyaux incontournables de l'une des plus conséquentes œuvres de la musique du vingtième siècle. Les orchestrations sont riches, somptueuses, d’une nonchalance souveraine et puissamment évocatrices.  En même temps, il se dégage de cette session une grande décontraction. Le Duke semble s’amuser comme un petit fou et dialogue avec un orchestre aux musiciens incomparables : Cootie Williams, Lawrence Brown, Jimmy Hamilton, Johnny Hodges, Russel Procope, Paul Gonsalves, Harry Carney et Sam Woodyard.  

Cerise sur le gâteau, le son tout bonnement excellent permet une qualité d’écoute jusque là rarement atteinte. Toute l’histoire du Jazz défile devant nous et, même si certaines œuvres maîtresses telles que "Satin Doll", "In a Sentimental Mood" ou "Prelude to a Kiss" manquent à l’appel, cet album pourrait bien être le sésame idéal pour pénétrer cette œuvre universelle.

   

 

 

 

Mardi 25 avril 2006

Steve Coleman, qui fut d’abord influencé par James Brown et Pfunk avant de rencontrer Coltrane et Charlie Parker, est un musicien mystique. Sufi moderne des cultures musicales urbaines, il cherche sans relâche à apprendre des autres et du monde. Il refuse les carcans, les écoles et leur préfère de loin l’ivresse de l’expérience et des terres vierges aux confins du jazz. Décochant inlassablement des improvisations hypnotiques dans un hallucinant bouillonnement rythmique, il est sans conteste le porte parole de la Great Black Music de ce début de siècle. 

Accompagné ici de la Mystic Rythm Society (groupe de onze musiciens dont le digne héritier Ravi Coltrane), il se rend à Cuba à la rencontre du groupe Afro Cuba de Mantanzas et de leurs tambours batàs. Les obsédantes spirales sonores du Chicagoan percutent alors de plein fouet l’authenticité primitive de la tradition Yoruba, culture ésotérique à l’origine du candomblé brésilien, de la santéria Cubaine et du vaudou Haïtien et dont les racines plongent au Bénin et au Nigeria. 

A l’arrivée, une fusion sublime, dense et tenue,  véritable déferlante discontinue d’appels à la transe auxquels il serait bien vain d’opposer la moindre résistance.

  

 

Lundi 24 avril 2006

par Pascal publié dans : Divers
Dimanche 23 avril 2006
par Pascal publié dans : Divers
Samedi 22 avril 2006

Chet Baker trompette Michel Grailler piano et Riccardo Del Fra contrebasse Live At Ronnie Scott's (1986)

par Pascal publié dans : Divers

Texte libre


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