Batteur : Jimmy Hopps , piano : Ron Burton
C'est au cours de la séance du 26 novembre 1945 qu'enregistre Charlie Parker pour Savoy que sont gravées les toutes premières faces purement bop de l’histoire du jazz. Comme toutes celles qui suivront, plus d’une trentaine entre 1945 et 1948, elles appartiennent à la légende du vingtième siècle. La musique y est d’une densité et d’une richesse extraordinaires, déferlement mélodique, audaces rythmiques, innovations harmoniques. Parker – accompagné entre autres de Dizzy Gillespie, Bud Powell, Max Roach, d’un Miles Davis encore tout jeune ou encore de John Lewis - y pose l’esthétique d’une musique fulgurante qui allait changer le cours du jazz.
Véritable prestidigitateur capable de transcender un thème, de s'en éloigner, de le dérober et d’y revenir au détour d’une folle improvisation avec une fièvre, un lyrisme et une densité extraordinaires, il est le symbole de la vitalité de cette musique en mouvement perpétuel.
Bird lives… l’oiseau à l’apogée de sa carrière, dans un flot d’improvisations, s’envole pour chanter au firmament.
July 28, 1974; Umbria Jazz Festival, Todi, Italy
Charles Mingus (contrebasse), Dannie Richmond (batterie), Don Pullen (piano), George Adams (saxophone tenor), Hamiet Bluiett (saxophone baritone)














