Oliver Nelson, saxophoniste alto mais surtout formidable arrangeur, a fait l’essentiel de sa carrière dans les studios d’Hollywood.
Il signe avec "The Blues and The Abstract Truth" une œuvre éblouissante dont les mélodies font de chaque titre un standard potentiel. Les arrangements de cuivres y sont tout simplement exceptionnels. Écoutez attentivement le thème de "Stolen Moments", l'orchestration est éblouissante et le dynamisme du morceau tout bonnement époustouflant. Pour cet album, Oliver Nelson s’est entouré de la crème des musiciens de l’époque : Eric Dolphy à la flûte et au saxophone alto, Freddie Hubbard à la trompette, Bill Evans au piano, Paul Chambers à la basse et Roy Haynes à la batterie. Le résultat est imparable !
Commentaires
Euh, peux-tu délivrer Max Roach, Miles (Birth of Cool) et Nat King Cole STP ? Merci pour moi !
ça y est c'est fait... merci
Surtout en tant que saxophoniste alors que bon...
Imparable! Je le dis et je le répète ce disque est sans défaut ! Quiconque tente de prouver le contraire sera considéré comme sourd... qu'on se le dise... tiens t'as écouté l'extrait d'Ahmad Jamal (the Essence) ... ah c'est vrai ça marche pas... tente quand même de l'ouvrir avec real Player...
Non, c'est vrai qu'il me tape sur le système. Mais Nelson l'adorait, il est sur tous ses albums, ou presque.
J'avoue que Dolphy reste un mystère pour moi... Ornette aussi, bien que j'apprécie certains de ses thèmes (W.R.U., When Will The Blues Leave?, etc.) et son esthétique (qu'on retrouve chez Scofield et Lovano, entre autres). Mais je trouve les deux agressifs, en fait. Tout l'inverse de Coltrane, qui est — comme dirait Simon Goubert — "le soleil". Je comprends encore moins la fascination de Coltrane pour ces deux-là...
Je sais que je vais me faire beaucoup d'ennemis, mais bon... En free, je préfère Pharoah Sanders (avec Trane à Seattle) ou Archie Shepp (à Newport)...
Beaucoup d'ennemis... faut rien exagérer on peut quand même penser ce qu'on veut (à part pour kind of blue où le rideau totalitaire s'abat brutalement sur le premier qui se laisse aller à une pensée mitigée d'une des notes du moindre morceau... et sur peterson, ray brown et Ed thigpen... et Lester Young... parcequ'on peut se faire dangeureusement attaquer poar Lady Domi pendant son sommeil...)
Par contre c'est surprenant... j'avoue vraiment aimer Ornette Coleman et Eric Dolphy... mais quand même je ne comprend pas sur the Shape of jazz to come, Change of century, Something Else... et tout les disques de cette période où le problème peut se poser... encore l'album free jazz ok... mais là? ça bouge bien, les mélodies sont superbes... j'ai vraiment l'impression que Coleman souffre toujours quarante ans après de sa réputation sulfureuse. Quand on pense à lui on pense free... alors que c'est avant tout un grand mélodiste... le morceau que j'ai mis en écoute là, lonely woman est quand même d'une beauté affolante, non?
Dolphy lui s'est un défricheur... j'aurais peut être du commencer par le five spot d'ailleurs avec Waldron ... lui c'est torrentiel c'est vrai qu'il n'est pas facile à cerner... je suis venu à lui parcequ'il était sur des disques que j'adorais... Abstract truth, Africa Brass, the village vanguard de Coltrane et puis Mingus bien sûr!! Bizzarement ses disques en leader ne m'ont pas tout de suite touché. C'est venu tout doucement sans ce forcer... ils sont d'une telle richesse que tu pourrais les passer et les repasser des heures durant, tu y découvres toujours quelque chose de nouveau... un grand bonheur.
Quand je te dis qu'Oliver Nelson était sous-estimé en tant qu'instrumentiste... Heureusement que certaines oreilles se débouchent avec le temps !
Je ne suis pas fan de clarinette, en fait. Sauf quand elle est en métal, et que c'est Lester qui joue. J'ai un problème avec le son de ces machins-là, comme avec celui du soprano (sauf quand c'est Lucky qui joue, d'ailleurs il sonne presque comme Lester à la clarinette, va comprendre).
Et puis, c'est par l'alto que je suis tombée dans le Dolphy, alors... enfin zut, j'ai bien le droit d'avoir mes petites préférences, non ?
Oui oui ça va ça va... j'ai le sens de l'hospitalité moi.... n'empêche la clarinette basse j'adore ça... le flutiau encore.... mais la clarinette basse...
Le soprano... the Trane aussi... et pour Nelson ça doit rejoindre le trip de Mingus mancho sur sa contrebasse... une sorte de raccourci intelectuel lamentable.
Je crois que Luckt Thompson aurait un son magnifiquemême avec une tondeuse à gazon...
Il t'en faut plus ?
Bon, dis-moi plutôt comment qu'on fait pour mettre des Youtube sur un blog.
quand tu as trouvé une video, tu as un code à coté qui s'appelle embed tu le colles en code source... et c'est tout.
Deadline : mardi. Et après : trois jours de vacances, au moins !
Et la flûte, ç'a été sous-estimé, parce que ce sont souvent des saxophonistes qui jouent en plus de la flûte. Bobby Jaspar a fait un magnifique album en formation flûte/vibraphone/contrebasse/batterie (avec Kenny Clarke). Eh bien c'est génial. Moi qui n'aimait pas trop la flûte, cet album m'en a fait tomber amoureux (Jeu de quartes).
Il faudra que je l'écoute alors ... c'est pas gagné quand même car déjà la téssiture de l'instrument me saoûle... à la limite l'instrumentiste n'y est pour rien...
Oui sinon pour Dolphy c'est vrai qu'il la malmène sa clarinette... elle qu'on manie avec douceur et egard du à son son , à sa voluptuosité pleine... il la plie, l'étire, la coince dans les cordes et lui fait cracher ses tripes... et c'est tant mieux parceque la clarinette basse elle commençait à nous gonfler à regarder tout le monde de haut comme ça!
Mais avec Dolphy c'est la fête tous les jours... tiens je me mets un petit Charles Mingus Presents Charles Mingus... Mingus et Dolphy ensemble... si ça se trouve Felix l'aime encore moins que Faubus celui là...














Je pense pour ma part que le moment fort de cet album est l'album en entier... je l'ai remis en te répondant ... les thèmes sont splendides, les arrangements classieux, les soli à pleurer de bonheur et la rythmique imparable.... c'est simple tu le mets sur ta platine il tourne toute l'après midi...