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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 00:10

 

Dans l’œuvre musicale incommensurable que nous a léguée Duke Ellington, "Black, Brown and Beige" occupe une place à part. 

Véritable aristocrate du jazz, pianiste subtil, chef d'orchestre imaginatif, compositeur avant-gardiste et prolifique, il sut mener le jazz à un niveau d'expression jamais atteint. Au cœur de paysages sonores inexplorés, il a donné à la musique afro-américaine un retentissement et une respectabilité comparables à ceux de la musique classique. 

Synthèse éblouissante de l'esprit traditionnel du blues et des inventions orchestrales les plus sophistiquées, cette suite en quatre parties est une œuvre orchestrale ambitieuse, très en avance sur son temps. Sa durée, la récurrence des thèmes, sa progression dramatique, la solennité du livret, autant d’éléments qui ont lancé pour la première fois la notion de "great black music" (grande musique noire) si chère à Ellington. 

Alliant la furie impérieuse des cuivres au fondamental « appel / réponse » sur des pulsations implacables, en passant par la voix bouleversante de cette immense chanteuse de gospel qu'était Mahalia Jackson, "Black, Brown And Beige" raconte l'histoire du peuple noir aux Etat-Unis, de l'esclavage à la vie dans les ghettos de Harlem avec toute l'emphase qui caractérise le Duke. Expressivité et puissance suggestive, un arc-en-ciel d'émotions. 

 


                                                                

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