Henri Texier a toujours réussi ce tour de force d'acoquiner les recherches les plus neuves aux expressions les plus populaires. Tout pour lui est affaire de chant. Pas étonnant donc que cet album regorge d'influences musicales. On y trouve des relents de musique slave sur le morceau "Mashala", une étrange valse, "Simone Signoret", et des rythmes africains sur "Don't Buy Ivory Anymore". Le morceau "Laguna Laïta" et son intro planante concluant le tout d'une superbe manière. Les morceaux se succèdent suivant le principe du journal : chaque jour d’une semaine complète est mis en musique, commençant par un petit prélude étrange pour ensuite nous révéler une œuvre pleine de fraîcheur.
Il faut dire que le trombone de Ferris, le piano de Zulficarpasic et la batterie de Rabeson sont des alliés de poids, et la présence du bandonéon de Portal et des anches de Sclavis sur quelques thèmes enrichit d'autant une pâte sonore déjà fort goûteuse. Swing, générosité, amour de la belle mélodie et de l'improvisation... ce quartet et ses invités ont tout pour vous mettre du bleu au coeur et du baume à l'âme.














C'est de loin mon album préféré d'Henri Texier
qui reste aussi un des meilleurs concerts auquel j'ai assisté,mais c'était pas pour cette formation par contre.
Je l'ai revu 1 an après avec ses compères Romano et Scalvis..très bon aussi :)
ça fait plaisir qu'on parle de cet homme là.