Une réunion au sommet pour un album soyeux et langoureux, un concentré de beauté sur tempo lent. Ben Webster, ancienne star des meilleurs orchestres de Duke Ellington, nous livre ici sa nature profonde dans la façon exquise dont il fait siennes les ballades, cet authentique romantisme enrobé de tendresse dont il enrichit les mélodies de sa sonorité unique. Le trio d’Oscar Peterson, composé de Ray Brown et de Ed Thigpen, est une perfection de sensibilité, de réactivité. En aucun moment il n’accompagne le ténor : il communie avec lui, il souligne, entoure et porte les qualités qui ont fait de lui l'un des saxophonistes ténors les plus remarquables, à savoir la mélancolie, l'abandon aux longues phrases musicales et la belle noirceur du son qui débarrasse de toute mièvrerie l’art de la ballade.
Laissons-nous fondre sous cette vibrante sensualité où l’on irait se ressourcer au sein d’un paysage à la majesté sereine.
Commentaires
Tiens, je garde les objets sous la main, histoire de me replonger dans les envolées lyriques de Réda et dans les envolées cyniques de Gerber...













