L’univers sonore pianistique de Monk est peuplé d’audaces harmoniques, de phrases abruptes déroulées parfois sur toute l’étendue du clavier, articulées avec un swing percutant, et de silences soigneusement sculptés. Il taille, soustrait, procède par retranchement. Là où la plupart des musiciens ajoutent, lui ôte. Il ne frappe l’ivoire que lorsque l’instant lui appelle une note, un accord, une dissonance. Il propose ici quatre de ces thèmes qu'il remet régulièrement sur le métier, une nouvelle composition et trois standards, dont deux interprétés en solo absolu dans ce style âpre et dépouillé qu'il affectionne. Sur les plages en quartet, le swing est dense, la rythmique solide, le ténor de Charlie Rouse massif, et le piano imprévisible mais d'une logique interne imparable derrière ses dehors chaotiques. Chacune de ces interprétations est une pièce unique, inimitable : du pur Monk en d'autres termes.
Un disque gorgé d’énergie et du plaisir de jouer.
Une célébration.
Commentaires
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ton blog ressemble à un larybinthe , ceci n'est pas une critique même si je suis critique à mes heures sur TRA ouaibe alors Monk à T , je cherchais à M : pôvre de moi !
cet album aussi culmine , non ?
Clairement... bon en même temps Monk et culmine ça sent le pléonasme... Tous les auteurs sont classés au prénom... c'est pour le classement alphabétique ça me paraissait plus lisible... Tra web? C'est quoi?
Au fait si tu as négligé la partie "Divers" du labyrinthe... c'est peut être dommage...
moi qui étais fléau me voici pléonasme :-(
(mais pas de contrepets je le jure sur la tête à MONK :-)
( Télérama ouaibe )
Tu m'as ressorti Wayne Shorter du placard à balais ? Que j'en finisse avant d'aller faire un tour dans les divers ?
je continue ma visite jazzicale de ton blogblog à fond de là !














Oui, plutôt intérêt à être un génie dans ces cas là! Pour le quartette totalement d'accord avec toi, il avait atteint là un beau point d'équilibre (en tout cas musical...)