Horace Silver est, avec Art Blakey, le chef de file d’un jazz hédoniste qui renoue ses liens avec ses racines et la notion de danse. Son credo, réinstaller le jazz dans son passé, puisque celui-ci, en réaction au jazz blanc de la Côte Ouest, n’est plus ressenti comme une tradition contraignante mais bel et bien un héritage fécondant.
"Song for my Father", son album le plus populaire, révèle son habileté à écrire des thèmes simples et efficaces, une musique joyeuse et décomplexée, qui multiplie les thèmes mélodiques aux influences extrêmement variées.
Du quintet, composé de Carmell Jones à la trompette, de l’excellentissime Joe Henderson au saxophone ténor, du bassiste Teddy Smith et du métronomique Roger Humphries, se dégage une grande cohésion et un profond plaisir de jouer cette musique expressive au swing musclé et efficace .
Une heure de musique jubilatoire, un torrent de swing et de fantaisie sans cesse renouvelé, qui fait s'envoler l'auditeur vers des sommets dont il est parfois bien difficile ensuite de redescendre.
Commentaires
Par contre, quant au "métronomique Roger Humphries"... Ecoute la version trio de Que Pasa?, où ils doublent le tempo en 3 minutes... ^_^
J'adore son piano pétrie de blues, plutôt malicieux en plus non? Il vaut tous les anti-dépresseurs du monde! Hum..."métronomique Roger Humphries"... me serais je laissé emporté? J'écoute Que Pasa dès que je peux...














Cette main gauche merveilleuse, qui te plaque des clusters pas croyables sur les tempos rapides, petits coups d'éperon qui emballent la machine...
Y a-t-il une seule photo sur laquelle il n'est pas en train de se fendre la poire, celui-là ?
Y a t-il une seule photo où ceux qui l'écoutent ne soient pas entrain de sourire béatement?