Rencontre exceptionnelle de trois géants du jazz qui nous offrent une musique sublime, gorgée d'une énergie folle, de beauté et de sensibilité. Elle allie l’impressionniste diaphane au moderniste le plus endiablé, comme envoûtés par les tam-tams de la jungle urbaine. Loin d’être un hommage au Duke par de célèbres faire-valoir, la séance se révèle explosive : Mingus slappe avec ardeur les cordes de sa contrebasse ; le jeu naturellement percussif de Duke Ellington apparaît franchement révolutionnaire ; Max Roach déploie une énergie indomptable avec une exactitude et un à propos sidérants. Explosive à tous les points de vue, puisque c’est durant cette session légendaire que le torchon brûle définitivement entre Mingus et Roach, ce qui explique peut-être la tension palpable qui se dégage de la session.
Plus qu’un éblouissant disque de jazz, il s’agit ici d’un pont reliant l’ancien et le nouveau monde de la musique afro-américaine.
Commentaires
Au fait... est-ce que tu peux laisser Monsieur Gil Evans sortir du placard ?
Hum... voui ... ça y est c'est fait...
Mager des assiettes... dans mon état actuel, c'est pas très charitable de ta part...
Quoi? Tu n'as point parlé encore de Duke & Trane, ni de Duke & Ray Brown? C'est prévu, j'espère? ^_^
Mais quel aspect de Mingus ? Parce qu'il y a plusieurs niveaux à son jazzisme, quand-même (j'aime bien quand je suis pas trop réveillée, je trouve que je cause encore mieux, genre générateur de phrases).
Non, sérieux. Félix : Peux-tu préciser ta pensée ?
By ze way : ces deux-là se produisirent en trio avec Papa Jo Jones, pour la télé je crois. Malheureusement, ne restent que des photos (signées Milt Hinton) ; pas une seule note...
Arf... triste!
Et avec son This One's for Blanton... môdame prendra un dessert...
Hum... Blues and Roots... c'est un de ses plus beaux. Etonnant... en fait je suis absolument persuader que tu aimeras un jour (je ne veux pas faire mon Papy... d'façon j'en ai pas l'âge hein!) Tu verras qu'il n'y a aucun bordel là dedans, pas un gramme. Il y a de la densité, il y a l'histoire, des tripes, une énergie qu'on ne trouve nul part ailleurs, un groove qui te cloue au sol et des envolés qui te font voyager loin... loin
Je finirai en me citant moi même... hum hum... on peut ne pas aimer le paté de foie, Mingus non. Médite là dessus....





A croire que tu m'as piqué tous mes albums! :D
J'aime beaucoup leur interprétation de "caravan".
Je ne savais pas que le torchon avait brûlé entre Roach et mingus durant l'enregistrement.
Héhé...l'Arsène Lupin de la note bleue.... Peut être l'émotion d'enregister en trio avec son idole? Mingus sous ces allures d'ours mal léché était un grand sensible finalement.... en tout cas la musique en ressort gagnante... la rançon pour récupérer ta discothèque devra m'être déposé à un endroit que je te communiquerai ultérieurement...