Stan Getz, gagné par la sérénité, se fait caressant et sensuel. Il s'épanche avec son éternelle décontraction sur un dédale de standards si souvent parcourus, merveilleux de swing et de fluidité, accompagné d'une section rythmique de rêve : Kenny Barron le dernier confident, Rufus Reid l'inamovible maître du temps à la basse et l’aérien batteur Victor Lewis. Ses notes ondoient, s'élèvent, tournoient dans l'air pour entraîner le public du café Montmartre sur des chemins de paradis perdus. Un concert hédoniste, où celui qu’on surnommait « The Sound » remet au goût du jour le concept fondamental de plaisir de jouer.
par Pascal
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Stan Getz




