En septembre 1948, Miles se produit en première partie de Count Basie au club Royal Roost. C’est l’occasion pour lui de présenter son tout nouveau nonette, formation inhabituelle dans une instrumentation qui ne l’est pas moins. Le cor anglais et le tuba, le trombone et le saxophone baryton se partagent la vedette avec les autres instruments rois du jazz. En 1954, une partie de ces faces est regroupée dans un 33-tours 25 cm, puis, en 1957, la totalité dans un 30 cm, sous le titre Birth of the Cool.
D'une sensibilité nouvelle et arrangées très audacieusement par Gil Evans et Gerry Mulligan, ces sessions semblent intemporelles. Les tempos tranchent avec les vivacités du bebop, les rythmes sont plus souples, les mélodies jouées avec douceur, les improvisations privilégient la décontraction et la suavité.
Cette collaboration entre Gil Evans et Miles Davis, servie par les solistes de haut vol que sont J.J. Johnson, Lee Konitz, Gerry Mulligan, John Lewis, Max Roach ou Keny Clarkle aboutit à l’acte de naissance du jazz cool, le début d’une belle aventure dont la modernité poétique prendra ses quartiers sur la Côte Ouest.
Commentaires
J'adore Move.
Par contre Eddy, il a fait d'excellents trucs. Récemment, j'ai par contre été déçu par le duo Petrucciani/Louiss...
Avec Michel Graillier et Albi Cullaz ... c'est clair je l'écouterais volontier...
Je connais surtout la dernière période genre scatrap jazzcogne... et là j'avoue que ça me passe au dessus.
Eddy Louiss oui, je mentirais en prétendant en écouter toute la journée... j'aime bien Bohemia after dark avec Jimmy Gouley, Kenny Clarke... dans les nouveaux je ne déteste pas... j'avais même bien aimé Louissana... mais bon ça fait tellement longtemps que je ne l'ai pas écouté...














Tiens, ça n'a pas grand-chose à voir (quoique), mais connais-tu les interprétations des titres de Mulligan par les Double-Six ? Midnight Sun, tout ça ? C'est assez délectable, aussi.