Steve Coleman, qui fut d’abord influencé par James Brown et Pfunk avant de rencontrer Coltrane et Charlie Parker, est un musicien mystique. Sufi moderne des cultures musicales urbaines, il cherche sans relâche à apprendre des autres et du monde. Il refuse les carcans, les écoles et leur préfère de loin l’ivresse de l’expérience et des terres vierges aux confins du jazz. Décochant inlassablement des improvisations hypnotiques dans un hallucinant bouillonnement rythmique, il est sans conteste le porte parole de la Great Black Music de ce début de siècle.
Accompagné ici de la Mystic Rythm Society (groupe de onze musiciens dont le digne héritier Ravi Coltrane), il se rend à Cuba à la rencontre du groupe Afro Cuba de Mantanzas et de leurs tambours batàs. Les obsédantes spirales sonores du Chicagoan percutent alors de plein fouet l’authenticité primitive de la tradition Yoruba, culture ésotérique à l’origine du candomblé brésilien, de la santéria Cubaine et du vaudou Haïtien et dont les racines plongent au Bénin et au Nigeria.
A l’arrivée, une fusion sublime, dense et tenue, véritable déferlante discontinue d’appels à la transe auxquels il serait bien vain d’opposer la moindre résistance.
Commentaires
Mes préférés étant "the tao of mad phat" et le superbe 3 cédés de son live à Paris avec ses divers formations.
en tout cas,bon choix de musicos une fois de plus. ;)
Tiens il s'agit pour moi d'un des sommets de sa production avec Def trance Beat (modalities of Rhythm) ... bon ceux dont tu parles sont tout simplement excellent!! Un seul regret, ne pas avoir assisté aux concerts du Hot Brass... que pouvais je faire ces jours là? Il faut dire que la surabondance d'idées, de concepts ont fini par passer pour de l'éparpillement... Five element, The Mystic Rhythm Society, the Metrics, The Council of balance... on ne savait plus où donner de la tête. Avec du recul, c'était du tout bon... ces derniers disques sur le label bleu sont tout bonnement excellent!
Au fait j'ai mis ton blog dans mes liens. Les univers visuels que tu y développes sont toujours source de surprise et je découvre pleins d'artistes que j'apprecie vraiment... A bientôt.
Bises et j'aime celui-ci.
Laisser murir l'oreille... ne rien forcer et laisser le plaisir ouvrir les écoutilles petit à petit . Curiosité et plaisir voici les maîtres mots.
Je vais les faire graver au fronton de ce blog de ventre à pattes. A bientôt Sieglind.
Oui,j'avais lu ton pitit commentaire sur un de mes articles,Pascal ;) J'ai réparé mon erreur peu après en insérant ton blog dans mes liens également :)
héhé... je ne disais pas ça pour une quelconque réciprocité, mais merci...
Rien à voir, mais il fallait que ce soit dit...
Jamais trop accroché à Steve Coleman... Souvenir d'un type très arrogant et désagréable, croisé il y a une dizaine d'années... Mais quand il a commencé à jouer "In a mellow tone" à la balance, juste comme ça... Ce son d'alto !
Mais pour le reste... D'ailleurs, la moitié des spectacteurs s'est enfuie pendant le concert...
C'est cool ça!! Alors soulagée? En plus il fait beau!
Par contre c'est rigolo ce que tu racontes sur le concert. En plus il y a dix ans, c'est l'époque de cet album justement et il était très féderateur... C'était un festival? C'est quand même très étonnant car sa musique est vraiment abordable facilement... surtout sur scène où l'énergie joue vraiment pour lui. Pour moi, c'est un des grands grands monsieur du jazz contemporain. Il a réussi à se créer une démarche résolument novatrice, un langage propre et à faire avancer le jazz sur de nouvelles voies de traverse tout en ne reniant rien de ses origines et sans que jamais ces expériences sentent le rafistolage de bouts de ficelle.
Quant au caractère du bonhomme... héhé c'est la dure vie du journaliste, approcher des gens dont il vaut mieux ne connaitre que la musique... ou les approcher au mauvais moment. En tout cas content de te voir resortir de ton ermitage romanesque!!!
Pendant le même festival, les trois-quarts du public ont fui le chapiteau pendant le concert d'Eddy Louiss - j'ai eu comme l'impression que les gars de la sono montaient le son d'un cran toutes les cinq minutes, c'en est devenu proprement insupportable, physiquement, et pas seulement au niveau des oreilles. Au niveau du ventre et de la poitrine aussi.
Ah, il fait beau, chez toi ? Ici, c'est après la pluie le beau temps et vice-versa.
Je risque de retourner dans mon ermitage très vite - y'en a un autre qui va me tomber dessus demain, après-demain ou après le pont. Chouette ! Mais bon, si je démarre un peu plus vite, peut-être que je serai moins à la bourre à l'approche de la deadline !
Comment, je suis pas très Steve Coleman, moi ??? Qu'est-ce qui te le fait penser ???
"héhé... je ne disais pas ça pour une quelconque réciprocité, mais merci..."
Moi:
T'inquiètes je m'en doute bien que c'était pas ton but,ça me faisait juste plaisir..et tu sais,pour c'qu'il est visité mon blog,ça va pas t'ameuter beaucoup de monde,dommage.
Voilà comment je comprend le jazz, quand il prend des risques, qu'il s'aventure au-delà des sentiers battus, quand on sent la vie pulser, que les instruments sont à fleur de peau, et pleins d'autres superlatifs...
Miam Coleman, miam :D
Oui c'est bien celà the way of the cipher, avec les Metrics le versant Rap de Coleman, les deux autres étaient enregistrés avec the Five elements pour Curves of life pour le free funk et the Mystic rythm society pour Myths, Modes & Means pour l'aspect plus axé world.
Pari gonflé mais pour le moins réussi, je suis totalement d'accord avec toi!














A+ Pascal
SysT
Coucou SysTooL
C'est l'écho des tambours de congo square ... J'ai un enregistrement d'Alan Lomax des enregistrements de chants de prison qui ont la particularité de n'avoir pas bougé depuis les premiers chants d'esclaves, il s'agissaient d'une tradition de la prison, les similarités avec certains chants traditionnels africains est indéniable. Le cordon ombical n'a de toute façon jamais été coupé...
A+