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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 21:03

"Straight, no Chaser", enregistré en quartet avec Charlie Rouse au ténor, Larry Gales à la basse et Ben Riley à la batterie est le disque de la maturité absolue. 

Grand prêtre de la dissonance, se jouant du silence autant que de la note pour mener au grandiose son sens du swing déséquilibré, le pianiste se permet toutes les audaces, reprend un air traditionnel japonais ou pousse le dépouillement sonore jusqu'au silence lorsque Charlie Rouse s’épand sur "Straight no Chaser". Le saxophoniste n’en a d’ailleurs cure, avec ou sans accords impossibles de Monk, il est ici comme un poisson dans l'eau et à chaque instant fait montre une insolente facilité. Monk brouille les pistes, il a ses propres lois et en dispose seul. Son jeu déroute. Novateur, chaque note résonne pourtant du stride de James P. Johnson. Totalement personnel, en marge de tout courant, Monk joue du Monk et c’est pourtant toute l’histoire de la musique afro-américaine qui défile sous ses doigts. 

Musique universelle et atemporelle, féroce et dansante, complice mais piégeuse, les airs du moine sphérique n’ont pas fini de nous faire tourner le sang.

 


                                                               

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