Le Modern Jazz Quartet - comprenant John Lewis, pianiste au toucher subtil et délicat, grand admirateur de Bach et fondateur du groupe, le fantastique batteur Kenny Clarke qui s’apprête déjà à laisser son tabouret à Connie Kay, le métronomique contrebassiste Percy Heath et Milt Jackson, vibraphoniste génial à l'inspiration fertile, aussi à l'aise sur le blues que sur la ballade – est l’un des initiateurs essentiels du " Third Stream ", ce troisième courant qui, au milieu des années cinquante, a célébré les noces du jazz avec la musique européenne classique et contemporaine.
Perfection de la forme, sensibilité de l'exécution, justesse des thèmes, le groupe distille un jazz de chambre dont l’esprit du blues ne sera jamais absent.
Contesté à l’époque, jugé trop propre, trop strict, trop… leur swing délicat s'écoute pourtant toujours aujourd’hui avec autant de plaisir.
Ce "Django" composé en hommage au guitariste qui vient de mourir est une musique funéraire d’une grande clarté et d’une infinie délicatesse. C’est l’un des premiers grands classiques du groupe et un modèle d'équilibre entre sophistication et simplicité.
Commentaires
pour ce qui est du Third Stream, c'est pas ce courant auquel a participé également Ornette Coleman?
A+
SysTooL
Ornette Coleman? Je dirai oui mais non encore que...
Disons que le Third Stream (3ème courant) à été développé dans les années 50 par des gens comme John Lewis et le Modern Jazz Quartet dont on parle ici, le compositeur Gunther Schuller, le pianiste Ran Blake
C'eest un systeme qui prend en compte le mode de composition de la musique classique européenne et les code d'improvisation du jazz....
En fait ce louvement s'est assez vite répendu et bon nombre de jazzman qui ne lui sont pas exactement affilier y ont malgrés tout participé...
Ornette Coleman est plus l'apotre du free Jazz appelé aussi new thing, mais en fait oui des oeuvres comme Skies of America s'inscrivent totalement dans l'esthetisme Third Stream... toujours le problème des catégories ... divisé la musique en tranches de saucisson ne fonctionne que rarement...
A bientôt
Le MJQ... quand je pense qu'il y en avait pour les trouver froids, intellos, chients au possible... sûr que c'est pas du brut de décoffrage, mais beurnocion ! Qu'est-ce que ça swingue !
J'ai changé d'avis à cause de la basse Percy Heath sur In a crowd... Du coup je me suis penché sur leur cas et Django et Pyramide, concorde pour reprendre les plus connus m'ont vraiment enthousiasmé... depuis ils m'ont tout de même rarement déçu! C'est un groupe qu'il faut prendre le temps d'apprécier mais après...
SysTooL
Bises avant un départ imminent (enfin, si quatre jours c'est imminent hé, hé)
Bises Pascal et bonne journée
oups Sieglind... bizarre je ne t'avais pas reconnu... du coup j'efface l'autre réponse... tu vas t'éclater! J'ai une amie qui a fait un voyage dans ce coin là elle est revenue émmerveillé... tu nous raconteras hein?
Tiens, personne n'a relevé mon «beurnocion» ?
http://rocknblues.over-blog.com/
Bisous au type dans sa zazzothèque!
il semblerait que cette formation n'ai pas toujours étéit critiqué de manière negative.
y a t-il vraiment eu un rapprochement entre musique classique et jazz etabli par le modern jazz quartet ?
Bah non quand même... c'était tout de même un grand groupe composé de superbes musiciens.... un model de longivité en plus ils ont joué plus de quarante ans ensemble! C'est leur démarche qui a sussité des polémiques... mais tu sais le jazz a toujours été sujet à polemique...
Le rapprochement entre classique et jazz est tout le sens de leur démarche... un esthetisme franchement européen, des structures rappelant la musique classique et même l'emprunt à l'instrumentarium classique voir baroque (un clavecin par exemple sur Blues on Bach - relecture de certaines oeuvres de Bach à la sauce MJQ) le tout en oubliant pas un swing diffus mais assez blues... subtil et direct... un bel équilibre quoi.




