En 1956, au cours d'une tournée en Amérique du Sud entreprise sous l'égide du département d'état américain, Dizzy Gillespie rencontre, à Buenos Aires, le jeune Lalo Schifrin qui dirige alors un big band pour la télévision argentine. Il lui demande après l'avoir entendu au piano s'il désire venir avec lui aux USA comme membre de son Quintette.
Quelques semaines plus tard, Lalo Schifrin se voit proposer par le trompettiste d'écrire un titre ou deux pour la formation. Le pianiste lui présente alors "Gillespiana", une suite somptueuse de cinq mouvements pour big band, orchestrée et dédiée à la personne du leader. Racines plurielles, pérégrinations aux rythmes Afro-latino-américains ou lorsque le swing du jazz se pare des richesses des rythmes latins et des structures narratives de la suite classique.
Un hymne solaire qui ouvre grand les portes du jazz à cet immense compositeur parfois un peu rapidement confiné à ses célèbres génériques de "Mission Impossible", "Mannix" ou de "l’Inspecteur Harry" et qui permet à Dizzy Gillespie de se laisser aller à toutes les audaces acrobatiques.
A noter que l’album se conclut par un concert au Carnegie Hall enregistré quelques mois plus tard qui laisse la part belle aux compositions de Dizzy et aux arrangements de son protégé pour un big band de vingt-deux musiciens.
Commentaires
Très chouette morceau on dirai une course poursuite entre des gendarmes et des nudistes, le tout à St-Tropez!
Plus serieusement ce morceau est classe...
Et comme dirai Anne Marie:
je ne savais pas que Dizzy avait rencontré Lalo Schifrin. Merci pour cet info !!
SysT
salut Pascal,
et pour vous faire une bonne idée du "travail" de D.G., précipitez-vous sur la BD Jazz qui lui est dédiée. une très bonne introduction à son oeuvre !


@nne marie













Bises et bonne soirée Pfff, rien que de dire ça, j'suis en nage hé, hé.