Dire qu’Ella Fitzgerald est avec Billie Holiday la chanteuse de Jazz par excellence et certainement l'une des plus grandes chanteuses du 20ème siècle n’a pas grand intérêt tant la chose est convenue.
Cet album enregistré en 1960 à Berlin, où elle est accompagnée par le quartette de Paul Smith, comprenant notamment la guitare de Jim Hall, est une parfaite représentation de l’art de celle qu’on surnomma the The First Lady of Jazz. Reine incontestée du Scat et de l’improvisation, la chanteuse atteint des sommets lorsqu’elle oublie les paroles d’un ébouriffant "Mack the Knife" et poursuit néanmoins sans hésitation en alternant scat et paroles improvisées.
Pétillante de swing, irradiant de force et de bonne humeur elle sait aussi se faire rêveuse et cotonneuse. Limpide, précise, à l’intonation juste et au timing impeccable, la chanteuse atteint des sommets sans doute jamais égalés depuis.
Que dire de plus sinon se joindre au tonnerre d’applaudissements saluant une prestation qui écoute après écoute nous laisse sur les genoux ?




