Lundi 13 novembre 2006
Peut-être jamais un titre d’album n’aura aussi bien décrit l’enregistrement qu’il contient. Rien de moins que l’un (le ?) des plus beaux albums du plus grand pianiste be bop, l’un des rares qui côtoya les strates géniales arpentées par Charlie Parker.  Volubile, souple, complexe, véloce, ayant du goût pour les mélodies, il est un modèle d’ingéniosité et de délicatesse.
Les véhémences de ses traits trouvent ici en Ray Brown –remplacé par Curley Russell sur la seconde partie de l’album - et Max Roach  une charpente à la démesure de ses estafilades poétiques et virtuoses.
Un piano fiévreux et étourdissant dont les touches, artificiers exaltés, énoncent les formes d’une certaine modernité, pour l’éternité.

par Pascal publié dans : Bud Powell

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