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Rive-Gauche Café Troyes

 

Le Rive-Gauche Café Troyes, ses 2 gérants ( Benjamin GAUTHIER et Nicolas FAVIN) ainsi que le personnel de l'établissement seront heureux de vous acceuillir dans une ambiance Jazz, Soul et Blues, dans un cadre chaleureux au pied de la Cathédrale de TROYES.

 

 Venez profiter des déjeuners, brunchs, apéritifs et dîners en musique,en intérieur et en terasse sur des rythmes accoustiques...

http://img651.imageshack.us/img651/4307/57273910000365930260895.jpg   SITE INTERNERNET DE L'ÉTABLISSEMENT 

 

Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 20:51

Les origines

English version

 Le jazz puise ses origines en Afrique au tout début du 16ème siècle. Suite à la découverte du nouveau monde, un commerce dit triangulaire voit le jour. Des échanges entre l’Europe, l'Afrique et les Amériques sont  mis en place pour assurer la distribution d'esclaves noirs aux nouvelles colonies du continent américain, afin d'approvisionner l'Europe en produits dont elle est de plus en plus friande (sucre, café, cacao, coton).

Pendant près de quatre siècles, une population de quinze millions d'esclaves noirs, sera déportés dans des conditions effroyables. Deux millions d'entre eux mourront en mer.

Au moment de débarquer, les esclaves sont triés. Les plus faibles sont jetés à  l'eau. Les autres sont vendus par lot. Les familles sont séparées, signes distinctifs ou possessions interdits. Les femmes enceintes et les enfants coûtent plus chers.

Une fois inspectés et achetés, les esclaves sont marqués au fer rouge puis conduits dans des plantations où les attend un labeur harassant, du matin au soir, sous la surveillance brutale de gardiens préoccupés uniquement par le rendement.

Les Hollers ou Work Songs

Les Black codes régissent la vie des esclaves. Tout est fait pour effacer les traces de cultures africaine : seul l'anglais est autorisé, le chant et la musique proscrits. Nous reparlerons plus tard d'une des très rares exceptions à cette interdiction : Congo Square, où une fois par semaine la musique Africaine et le vaudou auront droit de citer.

Celà dit, les chants de travail (dit work songs ou hollers) sont autorisés car les exploitants se sont rendus compte que rythmant le travail ils en augmentent naturellement le rendement. C'est par cette voie que survivra et se transmettra un grand pan de la culture musicale des esclaves.

Chantés a cappella, ses chants font appels à un système de questions/réponses : un individu lance une phrase aussitôt reprise par le reste du groupe.

 


Si ce répertoire vous interesse, je ne saurait trop vous conseiller les enregistrements du célèbre ethnologue Alan Lomax
et tout particulièrement l'album prison songs comportant un grand nombre de ces chants conservés dans certaines prisons américaines jusqu'au milieu du siècle dernier. 

Voici une autre  sélection de hollers et work songs.

 

English version

 

Origins

Jazz has its roots in Africa in the early 16th century. Following the discovery of the New World, a so-called “triangular” trade was born. A system of trade between Europe, Africa and the Americas was established to transport black slaves to the new colonies in the Americas, in order to keep Europe supplied with the goods to which it was increasingly partial (sugar, coffee, cocoa, cotton).


During a period of nearly four centuries, a population of fifteen million black slaves was deported in appalling conditions. Two million of them died at sea.
Upon landing, the slaves were sorted. The weakest were thrown into the water. The others were sold in batches. Families were separated and any distinctive signs or possessions were forbidden. Pregnant women and children were more expensive.


After being inspected and purchased, slaves were branded and taken to plantations where they performed exhausting work, from morning to night, under the supervision of brutal guards who were concerned only with production.


Hollers or Work Songs


Slaves’ lives were governed by the Black Codes. Every effort was made to erase all traces of African culture: only English was allowed, and singing and music were banned. Later we will discuss one of the very rare exceptions to this prohibition: Congo Square, where, once a week, African music and voodoo were permitted.

That said, work songs (or “hollers”) were allowed, as farmers realised that, by working to a rhythm, the yield naturally increased. It is in this way that a large part of the slaves’ musical culture survived and was passed on.


Sung a cappella, these songs are based on a question / answer pattern: one person starts a sentence which is immediately picked up by the rest of the group.

 

If this type of music interests you, I cannot recommend highly enough the recordings of the famous ethnologist Alan Lomax, especially the album “Prison Songs”, which includes a large number of songs kept alive in some American prisons until the middle of the last century.




Here is another selection of hollers and work songs.

 

 

 

                                                                                                                            

Par Pascal
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