Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La Playlist Majazzotheque

Rechercher

Chroniques

Revue de Web

http://imageshack.us/a/img820/3296/bannierehx.png

 

Liens et connections web

Logo-Pearltrees2.JPG

24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 00:11

Rencontre exceptionnelle de trois géants du jazz qui nous offrent une musique sublime, gorgée d'une énergie folle, de beauté et de sensibilité. Elle allie l’impressionniste diaphane au moderniste le plus endiablé, comme envoûtés par les tam-tams de la jungle urbaine. Loin d’être un hommage au Duke par de célèbres faire-valoir, la séance se révèle explosive : Mingus slappe avec ardeur les cordes de sa contrebasse ; le jeu naturellement percussif de Duke Ellington apparaît franchement révolutionnaire ; Max Roach déploie une énergie indomptable avec une exactitude et un à propos sidérants. Explosive à tous les points de vue, puisque c’est durant cette session légendaire que le torchon brûle définitivement entre Mingus et Roach, ce qui explique peut-être la tension palpable qui se dégage de la session.

Plus qu’un éblouissant disque de jazz, il s’agit ici d’un pont reliant l’ancien et le nouveau monde de la musique afro-américaine.

 


                                                              

Repost 0
24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 00:00

Nul musicien de Jazz n’aura connu en France la popularité de Sidney Bechet. Après avoir dû y abréger l’un de ses séjours en raison d’une discussion publique au revolver sur un point d’harmonie, il s’y installe définitivement en 1949.  Sa sonorité chaude, plaintive et mordante, au saxophone soprano comme à la clarinette, et son swing infaillible en font alors le symbole du mouvement en faveur d’un retour vers la musique de la Nouvelle Orleans qui y sévit alors. Sa façon de mêler la tradition aux mélodies accessibles au plus grand nombre feront de lui une immense vedette populaire. 

 

Repost 0
23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 00:12

Ce disque là, vous l'avez entendu mille fois : samples, musiques de films, génériques d'émissions de télévision... Avec "Big Band Bossa Nova", Quincy Jones a su marier à la perfection les rythmes brésiliens avec le jazz. Il signe un programme épicé et exotique, relevé par des arrangements mutins et flamboyants, et propulse son big band sous les tropiques. On connaissait le goût raffiné du monsieur et on découvre avec ce disque des arrangements soignés, des cuivres capiteux et l'effervescence des rythmes brésiliens qui s'immiscent dans la moindre parcelle du disque.

Essai réussi par Quincy Jones qui transforme un exercice de style en authentique petit joyau futile mais irrésistible. 

 


                                                                 

Repost 0
22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 00:12
Dizzy, le chef de file avec Charlie Parker du mouvement be-bop, au sommet de son art.
Le trompettiste revisite ici quelques perles de son répertoire des années 40 ("Be-Bop", "Dizzy Atmosphere"…), entouré d’une petite formation comprenant notamment le phénoménal pianiste Kenny Barron, alors âgé d’à peine vingt ans, et James Moody, saxophoniste ténor puissant et flûtiste émérite. Aiguillonné sans cesse, poussé à se dépasser, il prend le temps de développer un mémorable medley sur les accords de "‘Round Midnight" avant de filer, le pied au plancher, les joues gonflées comme des melons bien mûrs et la trompette dans les étoiles, explorer un nouveau matériel composé pour l’occasion par le très talentueux Tom McIntosh. Un vrai feu d’artifice !

 


                                                                  

Repost 0
21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 00:21

Au début de l’année 1960, des étudiants noirs de Caroline du Nord, soutenus par Martin Luther King, entament une série de sit-ins pour protester contre la discrimination raciale. Max Roach, entouré de la chanteuse Abbey Lincoln - qui pour l’occasion apprend à crier et à s'écarter d’un chant esthétisant -, du trompettiste Booker Little et du grand saxophoniste Coleman Hawkins, s’engage activement dans cette défense des droits civiques du peuple noir américain et enregistre le superbe manifeste coup-de-poing  "We Insist ! Freedom Now Suite".  L’album déploie l'esprit flamboyant de cette musique insurrectionnelle et fondamentalement subversive durant vingt minutes, s’emparant du droit de parler avec une liberté entêtée, allant jusqu’à convier les percussions africaines au débat. Un des plus fulgurants actes politiques, fort et engagé, d’un jazz libre et libertaire totalement en phase avec l’ébullition politique de son temps.

 


Repost 0
19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 00:08
Django Reinhardt est un personnage hors du commun, véritable génie de la musique ; sans conteste l'un des plus grands guitaristes du 20e siècle, il a sa place au Panthéon du jazz. Son talent et sa personnalité en font également, au-delà du jazz, une des icônes de la culture populaire et un élément indiscutable de notre patrimoine culturel.  
Tout chez ce guitariste virtuose qui ne jouait qu'avec trois doigts, les tendons des deux autres ayant été brûlés lors d'un incendie de sa roulotte, respire la liberté. Aisance du phrasé, précision rythmique hallucinante, chant mélodique, profondeur du son, Django est un peintre aux mille couleurs qui vous transportera sur son petit nuage.
Repost 0
18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 00:17

  Clifford Brown, figure météorique géniale de l’histoire du jazz, mort en 1956 à vingt-cinq ans, dans un accident de voiture, est la synthèse brillante de tous les acquis du jazz et s’impose comme l’un des meilleurs trompettistes de sa génération. Improvisateur flamboyant à la sonorité ronde et très cuivrée, au sens de l’attaque prodigieux, il enchaîne, sans jamais tomber dans l’esbroufe, ses longues phrases d’une fluidité rare, d’une pureté et une cohérence proprement stupéfiantes. Accompagné par un sextet de rêve composé d’Art Blakey à la batterie, de Gigi Gryce à l’alto et de Charlie Rouse au saxophone ténor, de John Lewis au piano et Percy Heath à la contrebasse, il fait preuve tout au long de cet enregistrement, à mi-chemin entre le bop pur et dur et le hard-bop naissant, d’un sens mélodique exceptionnel. Un album dense et lumineux qui n’a pas fini de faire tourner les têtes.

 


                                                                    

Repost 0
17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:30

Sonny Rollins, artiste flamboyant au souffle épique,  se propulse littéralement au firmament des grands stylistes de l'instrument avec un album manifeste magnifique dont le nom lui restera à jamais associé.  Influence majeure de son époque, il joue avec une candeur hors du commun, immédiatement reconnaissable à la puissance physique de sa sonorité ainsi qu’à l’engagement absolu de ses improvisations au lyrisme intense. Ses improvisations, loin de n’être que cérébrales, sont l’expression directe de sa voix intérieur. Illuminées de générosité, elles conservent le sens de la danse ainsi qu’un chant de liberté, joyeux et foisonnant d'influences de ses racines caribéennes.

 

                                                                 

Repost 0
16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 00:06

Pianiste du nouveau quintette de Miles Davis depuis 1963, Herbie Hancock suit les conseils de son  Pygmalion, épure ses improvisations et laisse, dans son mythique Maiden Voyage, respirer son chant modal comme pour mieux accueillir le discours de ses partenaires.

La musique, alliant accessibilité, innovations avant-gardistes et virtuosité réfléchie, est à la fois précise, sophistiquée et surtout animée d'un swing infiniment sensuel. 

Entouré des musiciens du quintette de Miles : le contrebassiste Ron Carter, le batteur Tony Williams et le saxophoniste ténor George Coleman auxquels est venu se joindre le trompettiste Freddie Hubbard, cette recherche de la simplicité mélodique le conduit à écrire d'admirables thèmes parmi lesquels "Maiden Voyage" et "Dolphin Dance", depuis lors standards incontournables du répertoire du jazz moderne, et à développer une atmosphère envoûtante d’une rare intensité.  



                                                                                    
Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:12

Bud Powell fut à la fin des années quarante l'un des principaux créateurs du be-bop avec Dizzy Gillespie et Charlie Parker. Pianiste à la technique ébouriffante, il dévoile dans son jeu une intensité, une ferveur et une inventivité qui le classeront au panthéon de l’art pianistique. Ces sessions en trio (il y est accompagné par Curly Russell et Max Roach ou George Duvivier et Art Taylor), gravées pour Blue Note durant une période de répit, avant que la drogue, les tourments et les hôpitaux psychiatriques altèrent et interrompent définitivement une œuvre d’exception, touchent à l’évidence. Vitesse et précision, lignes dures et sinueuses, un langage intense et abstrait : on le voit, toujours au bord de la rupture, tenter sans fin de faire reculer ses propres limites. Bud a tant de choses à dire, qu’il semble ne jamais vouloir s'arrêter. Comment ne pas être touché par une telle personnalité, totalement habitée par l’incandescence de son chant intérieur?

 


                                                                                      
Repost 0