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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:20

Pas un seul blues dans ce Lady sings the blues. Tout du moins structurelement, car le chant de Lady Day est l'essence même du blues. Swing trainant, articulation canaille, mélodies comme suspendues dans le vide, l'âme de Billie se révèle de titre en titre à nue, à vif. Entourée de la fine fleur du jazz de l'époque, elle présente ici une sélection de ses thèmes les plus charismatiques et ce souvent dans des versions incontournables.

Pas de blues donc, mais toute la soul et la profondeur qui font battre le coeur de cette musique.
         
   
Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black body swinging in the Southern breeze
Strange fruit hanging from the poplar trees



 

                                                                    

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:00

Lorsque Freddie Hubbard enregistre Red Clay, il est déjà une star de la trompette et un des piliers de l'écurie Blue Note.  Entouré de Joe Henderson au sax ténor, Herbie Hancock aux claviers, Ron Carter à la contrebasse et Lenny White à la batterie, c’est pourtant pour le Label CTI qu’il enregistre son meilleur album, son préféré à titre personnel.  Le trompettiste y impose son style, un hard bop gorgé de blues et de funk.  Aucun temps mort, les solistes fougueux, lyriques et torrides virevoltent galvanisés par le groove infernal d’une rythmique imparable.
Cerise sur le gâteau, la réédition propose une version live de  Red Clay,  époustouflante jam session enregistrée le 19 Juillet 1971, dans laquelle Hubbard et Carter reçoivent le renfort de George Benson, Stanley Turrentine, Johnny Hammond, Airto Moreira et Billy Cobham pour une séance de funk bouillant à faire lever un mort.


                                                                  

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:25

  Booker Little est une étoile filante. Il commence la trompette à quatorze ans, six ans plus tard Sonny Rollins le présente à Max Roach  dont il integrera le quintet après la mort de Clifford Brown. Dès l'année suivante il se produit avec John Coltrane, avant de collaborer avec Mal Waldron, Abbey Lincoln et Eric Dolphy... Il meurt deux ans plus tard à l'âge de 23 ans.

Il aura entre temps - après trois ans de carrière - enregistrer plus d'une dizaine de disques en tant que sideman ou leader. Parmis eux, un certain nombres de jalons du jazz : les cultissimes séances Africa Brass Sessions de John Coltrane, le Straight Ahead d'Abbey Lincoln, la freedom now Suite de Max Roach, le Five Spot d'Eric Dolphy ... et son epoustouflant Out front ! Enregistré en leader avec Julian Priester, Eric Dolphy, Don Friedman, Ron Carter, Art Davis et Max Roach il expose ses idées avangardistes - mais jamais inabordables - des questions harmoniques et de l'arrangement. Car si Booker Little n'a jamais cessé d'être audacieux et d'avoir une longueur d'avance dans l'art de repousser  l'improvisation dans ses retranchements, il ne s'est jamais défait de cette légèreté classieuse et au swing qui rend à chacun sa musique immédiatement évidente.

Pour aller plus loin sur Booker Little

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 22:51

  Si Ramsey Lewis a connu une carrière inégale, la période 60-67 atteint pour le moins des sommets.  L'incorporation de rythm 'n blues, de gospel, de boogaloo et de pop à ses compositions rend sa musique facilement accessible et ses premiers hits « The Inn Crowd » et  « Hang on Sloopy » atteignent un public très vaste. Nous le suivons ici -accompagné de la redoutable rythmique Eldee Young / Red Holt - le long d'un road movie jubilatoirement swing, frénétiquement dansant, contagieusement festif qui fit basculer les thermostats des clubs de Chicago et Washington sur "RED HOT" pour la plus grande joie d'un public surexcité et expansif.

Ebouriffant !



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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 22:00

 Lorsque Cannonball Adderley et Bill Evans décident d'enregistrer cet album, ils se connaissent déjà bien. Ils ont joué ensemble pendant une année en 1958 avec le Miles Davis Sextet et participés à l'enregistrement du mythique Kind of Blue. Cette réunion mémorable  est complétée par le support rythmique de la moitié du Modern Jazz Quartet : Percy Heath et Connie Kay.  Alliage de swing et de délicatesse, la complémentarité des deux protagonistes - la fougue d'Adderley et le jeux tout en introspection de Bill Evans - fait merveille. La musique, tout en swing décontracté, lyrique, passionnée et passionnante, réfléchie mais non prétentieuse est un miracle d'équilibre. Le pianiste  y est tout simplement exceptionnel tant au niveau des soli que des accompagnements et le saxophoniste tout en rondeur bluesy, d'une rare fluidité ne fait pas mentir sa réputation de générosité.

Un must have !




                                                                 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:00

Drôle de destin que celui d'Elek Backsik. Né en 1926 à Budapest où il apprend le violon au conservatoire et la guitare en autodidacte, il débarque à Paris en 1959.  A son arrivée, il remplace  au Mars Club Pierre Cullaz  appelé sous les drapeaux.
Il y trouve l'occasion de fréquenter tout le gotha du jazz américain au cours de boeufs mémorables.
Commence alors l'irrésistible ascension d'Elek Bacsik.
Après un premier album The Electric guitar of the ecclectic Elek Bacsik très remarqué il fait un malheur au festival de Juan-les-pins. Dizzy Gillespie qui enregistre un album sur place composera d'ailleurs un morceau à son honneur for the gypsies
Il devient alors une grande vedette en France, accompagne tous les artistes de chansondu moment (Barbara, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Jacques Higelin, Jeanne Moreau, Juliette Gréco, Sacha Distel...) apparait dans Paris Match et assoit sa réputation en réalisant un intelligent compromis entre l'âme tzigane et le style américain.
le succès aidant, Elek Bacsik entreprend de se lancer  à la conquête des USA. Sa popularité elle, ne traversera jamais l'Atlantique et Elek Bacsik passera, en une trentaine d'années, du firmament des stars à un quasi anonymat qu'il ne méritait certainement pas.


                               
                                                                                                            
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 11:14

 Leapin' and Lopin' est le dernier enregistrement de Sonny Clark en tant que leader. Le pianiste mourra deux ans plus tard  d’une over dose d’héroïne.

A à son habitude, il combine un swing hard bop et un phrasé tout en délicatesse qui rendit fous tous ses contemporains. Bill Evans lui-même ne cachait pas son admiration et composa en son honneur le fameux N.Y.C.'s No Lark,  anagramme que je livre à votre sagacité.

Le pianiste est ici entouré du trompettiste Tommy Turrentine, le couple légendaire Butch Warren et Billy Higgins, le saxophoniste Charlie Rouse dont c’est décidemment un bonheur que de l’entendre dans un contexte différent du quartet de Monk et un passage éclair mais pour le moins remarquable d’Ike Quebec sur le titre Deep in a dream.

Leapin' and Lopin' sonne comme le testament d’un musicien compositeur d’exception, tous les styles de son jeu sont passés en revu, ballade quasi méditative, hard bop pétaradant gorgé de blues, rythmes latins… le genre de disque qui vous accompagne une vie entière. 

     
                                                                 

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 01:43

 Rencontre au panthéon du jazz. Duke Ellington le maître de jazz, créateur d'une oeuvre immense parmi les plus significatives du 20ème siècle, pianiste, chef d'orchestre et arrangeur de génie, est l'un des grands légataires de l'héritage musical de l'Amérique. John Coltrane est le fer de lance du mouvement avant-gardiste dans le jazz des années soixante ; il en a fait exploser les conventions, créé une oeuvre mystique et lumineuse et a entraîné à sa suite la musique dans une effervescence de sons.  Ici pas de choc des titans ; les deux géants, accompagnés de Jimmy Garrison et Elvin Jones ou de Aaron Bell et Sam Woodyard, vont dans le sens l'un de l'autre, tout en finesse et en virtuosité, sans que ne s'altèrent en rien l'intensité, la luminosité et la dimension en tous points exceptionnelle de ce qui se passe sous nos oreilles.  

Duke fournit presque l'ensemble des compositions et si l'ambiance est plutôt swing et décontractée, entraîné par les envolés magistrales de Trane , il pousse les thèmes dans des sphères d'une totale contemporanéité. 

Il n'y a qu'à écouter les premières mesures de "In A Sentimental Mood" pour comprendre les sommets qu'atteignent ici les deux monstres sacrés

 

 

                                                                 

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 09:53
Peut-être jamais un titre d’album n’aura aussi bien décrit l’enregistrement qu’il contient. Rien de moins que l’un (le ?) des plus beaux albums du plus grand pianiste be bop, l’un des rares qui côtoya les strates géniales arpentées par Charlie Parker.  Volubile, souple, complexe, véloce, ayant du goût pour les mélodies, il est un modèle d’ingéniosité et de délicatesse.
Les véhémences de ses traits trouvent ici en Ray Brown –remplacé par Curley Russell sur la seconde partie de l’album - et Max Roach  une charpente à la démesure de ses estafilades poétiques et virtuoses.
Un piano fiévreux et étourdissant dont les touches énoncent les formes d’une certaine modernité, pour l’éternité.

                                                                

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 15:56

"Blues Pastel", titre ironique pour un album dont le répertoire n’est que partiellement composé de blues mais dont chaque morceau est empreint de sa force et de sa douleur. 

Les interprétations de Nina Simone sont puissantes, de grandes envolées pianistiques aux rythmes proches de la transe, le grain si particulier de sa voix charnelle, profonde, oscillant entre velours et âpreté. 

Elle narre l’amour déçu, la faiblesse des hommes, la bassesse de la nature humaine avec un ton acide et corrosif, trahissant les blessures et l’amertume de sa communauté pour qui elle n’hésite pas à s’engager. Car toujours, à l'époque des mouvements de revendications noires, le blues de la Diva révoltée se fait l’écho de sa conscience politique tranchante et de son implication dans les combats pour les droits civiques. 

Ici, la grande prêtresse se montre sous toutes ses facettes : sereine, militante, émouvante, révoltée.

Elle arrache les tripes, l'âme et le cœur pour envahir les moindres recoins de l’être et le laisser dans un absolu abandon. 

 

                                                                 

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