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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 20:40

En ces temps de grands changements – le hard bop bat son plein tandis que le Free Jazz s’approche à grands pas –, Charles Mingus remonte aux sources de l’église noire et de la brutalité de ton du jazz primitif. Le contrebassiste se fait prédicateur hurlant le blues, fait parler son groupe comme on fait parler la poudre.

L’orchestre, composé de Jackie McLean et John Handy au saxophone alto, de Booker Ervin au ténor, du saxophoniste baryton  Pepper Adams, des trombonistes Jimmy Knepper et Willie Dennis,  d'Horace Parlan ou Mal Waldron au piano et du fidèle batteur Dannie Richmond, exprime une spontanéité et une ferveur de tous les instants.

La musique de  Mingus, pleine de bruit et de fureur, innove dans la tradition, rudoie les repères du genre afin de mieux les recréer.

Indispensable !  

 


                                                                 

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 12:19

L’un des plus célèbres et des plus indispensables disques de Mingus. Dès l’ouverture, "Better Git It In Your Soul", le ton est donné. A cheval entre tradition et modernité, les compositions allient la rudesse et la spontanéité des racines de la musique noire américaine (blues, gospel...) aux plus audacieuses avancées du bop, en passant par le jazz ellingtonien, pour faire de l'orchestre tout entier un soliste collectif.  S’ensuit un chapelet de chefs-d’œuvre, "Goodbye Pork Pie Hat", hommage au grand saxophoniste ténor Lester Young  et l'une des plus belles ballades du contrebassiste, "Fables of Faubus", attaque virulente contre le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus qui avait demandé l'ajournement de l'admission d'une quinzaine de Noirs à l'université de Little Rock, à la rentrée 1957, de crainte de voir des émeutes se déclencher. A noter, que le texte ainsi que le chant grinçant et sarcastique de Mingus et de son batteur ont été ici censurés par les dirigeants de Columbia car jugés trop virulents. "Open Letter to Duke" composé pour Duke Ellington, "Bird Calls" en hommage à Charlie Parker et "Jelly Roll" à la mémoire de Jelly Roll Morton, c’est bien une mise en perspective de l’histoire du jazz  et de sa dynamique  qui est ici proposé par Mingus et son orchestre fétiche (John Handy, Shafi Hadi et Booker Ervin, le tromboniste Jimmy Knepper, le pianiste Horace Parlan, et le batteur Dannie Richmond).  Un des sommets de sa discographie, du jazz et de la musique en général.

 


                                                                                        
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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 23:35

Contrebassiste, pianiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, rassembleur de talents (au sein de ses fameux workshops), personnage au caractère turbulent, irascible  :  Charles Mingus est un surdoué. Ici, il se surpasse. Il y a dans Pithecanthropus Erectus une force d'évocation qu'on ne rencontre nulle part ailleurs.  Des compositions denses, complexes, imprévisibles par leurs brusques variations de cadence ou de tempo, soumises à des déstructurations sauvages, des accélérations impromptues. Paradoxalement, le blues, le gospel sont omniprésents, suintant de chaque accord et toujours palpables. Inaugurant une longue série de chefs-d'oeuvre, Pithecanthropus Erectus est avant tout célèbre pour la composition du même nom, une suite découpée en quatre mouvements illustrant divers épisodes de l'aventure humaine. Les autres pièces fortes en sont "Foggy Day" et "Love Chant", le premier étant la description musicale des impressions auditives d'un piéton de San Francisco, le second une longue suite de variations modales permettant au quintette d'improviser dans la durée. 

 


                                                                     

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