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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 13:38

A Toronto le 15 mai 1953, un quintet incroyable s’apprête à donner un concert mythique.  Sur scène, Dizzy Gillespie à la trompette, Charlie Parker sous le pseudonyme de Charlie Chan pour éviter les poursuite de Verve chez qui il était sous contrat au saxophone, Charles Mingus à la contrebasse et Max Roach à la batterie. Soit réunis pour la première fois les cinq grands géants du be-bop. Pour la petite histoire la salle était au deux tiers vide, puisque le même soir ce déroulait un championnat de boxe poids lourd fort attendu entre Rocky Marciano et Jersey Joe Walcott. 

Le fantasque Parker arrive sans instrument et loue un alto en plastique blanc tandis que le jeune Mingus quant à lui prend sur lui d’enregistrer ce concert mirifique pour le label Début qu’il a fondé avec Max Roach. 

Entre l’héroïne de Parker, le degré d’alcoolémie de Powell, l’attrait qu’exerce le match sur Gillespie qui fonce en coulisse entre deux soli pour compter les points, le désastre semble inévitable. Pourtant il se dégage de cette heure de musique une énergie, une joie de jouer contagieuse. 

Parker brille comme toujours par sa vitesse et sa fluidité, Dizzy Gillespie n’a rien a lui envier en terme d’imagination débordante, et de soli pétaradants sur des tempos haletants menés par une si trépidante section rythmique –mais en est ce encore une ? – qu’on retrouve en trio sur la deuxième partie de l’enregistrement et où l’on profite peut être mieux encore de la virtuose implacable  de Bud Powell, de la maestria de Charles Mingus et les bouillonnements du grand Max Roach. 

Historique!



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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 00:20

C'est au cours de la séance du 26 novembre 1945 qu'enregistre Charlie Parker pour Savoy que sont gravées les toutes premières faces purement bop de l’histoire du jazz. Comme toutes celles qui suivront, plus d’une trentaine entre 1945 et 1948, elles appartiennent à la légende du vingtième siècle. La musique y est d’une densité et d’une richesse extraordinaires, déferlement mélodique, audaces rythmiques, innovations harmoniques. Parker – accompagné entre autres de Dizzy Gillespie, Bud Powell, Max Roach, d’un Miles Davis encore tout jeune ou encore de John Lewis - y pose l’esthétique d’une musique fulgurante qui allait changer le cours du jazz. 

Véritable prestidigitateur capable de transcender un thème, de s'en éloigner, de le dérober et d’y revenir au détour d’une folle improvisation avec une fièvre, un lyrisme et une densité extraordinaires, il est le symbole de la vitalité de cette musique en mouvement perpétuel. 

Bird lives… l’oiseau à l’apogée de sa carrière, dans un flot d’improvisations, s’envole pour chanter au firmament. 


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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 00:04

Une séance de légende ; Charlie Parker et Dizzy Gillespie, les deux fondateurs du be-bop, l’une des avancées harmoniques, rythmiques et surtout expressives les plus considérables de toute l’histoire du jazz, se retrouvent dans une rencontre en tout point extraordinaire. Animés d’une richesse rythmique sans pareil, les thèmes sont prétextes à d'acrobatiques unissons, volubiles sans jamais être démonstratifs, chaque note s’insérant parfaitement dans une pensée à la dynamique sans cesse relancée. Thelonious Monk, au piano, plaque ses étranges accords, nous déroute et tente de nous faire basculer dans son propre univers. Buddy Rich à la batterie, le solide Curley Russell à la basse assurent une rythmique indéboulonnable. Le jeu des deux hommes, visiblement heureux de rejouer ensemble, est toujours inattendu, imprévisible mais se révèle après coup dans une limpide évidence. Un très grand classique du bop.


                                                                   

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