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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 23:03

>Depuis le début des année 50, Chet Baker est devenu une star du Jazz de la cote ouest grâce au quartet sans piano formé avec le saxophoniste baryton Gerry Mulligan. En juin 1953,  l’aventure du quartet est stoppée en plein vol. Mulligan est emprisonné six mois pour détention de stupéfiants. Chet forme alors son propre quartet et multiplie les enregistrements. En 1954, un disque va connaître un véritable triomphe à travers tout le pays : Chet Baker Sings. Le chant détimbré, presque fêlé s’impose par sa bouleversante fragilité. La voie joue  au funambule sur le même fil ténu, délicat et clair que son jeu de trompette. Désormais, le trompettiste avance à découvert, totalement à nu. La mélodie, langoureuse et languissante, menace de se désintégrer à tout moment sous ses pas et c’est paradoxalement toutes ses faiblesses révélées au grand jour qui le transforme à jamais en l'icône rebelle et romantique américaine des 50’s.


 

                                                                 

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 00:19

"Chet" dévoile un Chet Baker intimiste, humain et émouvant. Murmurant d’indéfectibles confidences et semblant jouer chaque note comme si c’était la dernière, le trompettiste porte en lui une douleur sourde et profonde. Entouré du  pianiste Bill Evans, de la rythmique du sextette de Miles Davis, du flûtiste Herbie Mann, du saxophoniste baryton Pepper Adams et du guitariste Kenny Burrell,  il développe un jeu qui a gagné en assurance et en maturité, une sonorité crépusculaire qui laisse entendre une fêlure abyssale. Son de velours, la trompette en coton, la virtuosité en sourdine, Baker nous invite à un voyage feutré, soigné et doux. Pour lui, c’est le début de la descente en enfer. Pour nous, c’est une invitation pour le paradis. Très certainement le meilleur album de l’ange déchu.







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