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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:24

Cette soirée de juillet 1957 au festival de Newport est clairement placée sous le signe du groove compulsif, des arrangements rutilants et de l’énergie explosive de la plus belle machine à swing dont on puisse rêver.  Pour l'occasion, Basie a convoqué toutes ces anciens comparses, Roy Eldridge, Thad Jones, Frank Foster, Illinois Jacquet, Lester Young, Freddie Green et tant d'autres musiciens à qui le jazz doit d'être ce qu'il est.

L’orchestre, décidé à ressuscité l'âge d'or du swing, joue à s’en faire éclater le cuivre, fait remuer la foule hystérique jusqu’à l’ivresse. Les pupitres chauffés à blanc crachent leur blues exacerbé tandis que les solistes se lancent dans des joutes à perdre haleine dans une ambiance proche des jam sessions des années glorieuses.   

Cerise sur le gâteau, Jimmy Rushing, prototype même du blues shouter surnommé « Mister Five by Five » en raison d’une taille équivalente à son épaisseur, et le célèbre crooner bluesy Joe Williams donnent de leur voix énorme, ample et généreuse, enfoncent le clou et terrassent les quelques spectateurs encore debout au terme de ce concert mirifique.

 

 

 

   


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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 15:27

Cet album est... tout simplement explosif. 

Un big band rutilant, réglé comme une horloge, des arrangements musclés qui n’ont pas pris une ride et des musiciens généreux, talentueux qui mettent tout leur savoir faire, leur énergie et leur passion pour faire swinguer des compositions enflammées. Nous assistons ici à une synthèse de ce qu’est le swing, le jazz, ce qu’il était hier, ce qu’il sera demain.  Un enregistrement qui pétille comme un des meilleurs champagnes. L’ivresse est joyeuse grâce à des thèmes simples, teintés de blues, énergiques, quoique subtils, expressifs et jubilatoires. Cuivres et anches entrecroisent leurs voix, font monter la tension tandis que le laconique piano du Count dialogue avec l'orchestre comme aux plus beaux jours de Kansas City. 

Un album exaltant et totalement euphorisant qui est aussi une sorte de chant du cygne de l’ère du swing, poussé dans ses derniers retranchements par les assauts du be bop.

 


                                                                   

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