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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:24

Un disque à part dans la discographie de Duke Ellington. Enregistrement en petit groupe comprenant Harry "Sweets" Edison (trompette), Les Spann (guitare), Al Hall ou Sam Jone (contrebasse), Jo Jones (Batterie) et surtout le flambant saxophoniste alto Johnny Hodges présent ici en tant que co-leader pour un répertoire ne comprenant - chose rare - aucune composition du Duke. Composée de sept blues classiques, pour la plupart signés WC Handy, on assiste à une sorte de jam session tout en souplesse, les chorus se succèdent, décontractés, inspirés, sans esbrouffe. Pas de friction ni de compétition, mais une grande complicité et un plaisir évident de jouer des titres bien rodés qu'on arpente depuis des années et qui ronronnent comme un gros chat au coin d'une cheminée, le swing en plus.

 

                                                                
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 01:43

 Rencontre au panthéon du jazz. Duke Ellington le maître de jazz, créateur d'une oeuvre immense parmi les plus significatives du 20ème siècle, pianiste, chef d'orchestre et arrangeur de génie, est l'un des grands légataires de l'héritage musical de l'Amérique. John Coltrane est le fer de lance du mouvement avant-gardiste dans le jazz des années soixante ; il en a fait exploser les conventions, créé une oeuvre mystique et lumineuse et a entraîné à sa suite la musique dans une effervescence de sons.  Ici pas de choc des titans ; les deux géants, accompagnés de Jimmy Garrison et Elvin Jones ou de Aaron Bell et Sam Woodyard, vont dans le sens l'un de l'autre, tout en finesse et en virtuosité, sans que ne s'altèrent en rien l'intensité, la luminosité et la dimension en tous points exceptionnelle de ce qui se passe sous nos oreilles.  

Duke fournit presque l'ensemble des compositions et si l'ambiance est plutôt swing et décontractée, entraîné par les envolés magistrales de Trane , il pousse les thèmes dans des sphères d'une totale contemporanéité. 

Il n'y a qu'à écouter les premières mesures de "In A Sentimental Mood" pour comprendre les sommets qu'atteignent ici les deux monstres sacrés

 

 

                                                                 

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 01:18

Loin d’être une simple compilation, cet enregistrement propose une réactualisation des grands succès de Duke Ellington. Les thèmes réorchestrés par le maître sont tous des joyaux incontournables de l'une des plus conséquentes œuvres de la musique du vingtième siècle. Les orchestrations sont riches, somptueuses, d’une nonchalance souveraine et puissamment évocatrices.  En même temps, il se dégage de cette session une grande décontraction. Le Duke semble s’amuser comme un petit fou et dialogue avec un orchestre aux musiciens incomparables : Cootie Williams, Lawrence Brown, Jimmy Hamilton, Johnny Hodges, Russel Procope, Paul Gonsalves, Harry Carney et Sam Woodyard.  

Cerise sur le gâteau, le son tout bonnement excellent permet une qualité d’écoute jusque là rarement atteinte. Toute l’histoire du Jazz défile devant nous et, même si certaines œuvres maîtresses telles que "Satin Doll", "In a Sentimental Mood" ou "Prelude to a Kiss" manquent à l’appel, cet album pourrait bien être le sésame idéal pour pénétrer cette œuvre universelle.

 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 00:11

Rencontre exceptionnelle de trois géants du jazz qui nous offrent une musique sublime, gorgée d'une énergie folle, de beauté et de sensibilité. Elle allie l’impressionniste diaphane au moderniste le plus endiablé, comme envoûtés par les tam-tams de la jungle urbaine. Loin d’être un hommage au Duke par de célèbres faire-valoir, la séance se révèle explosive : Mingus slappe avec ardeur les cordes de sa contrebasse ; le jeu naturellement percussif de Duke Ellington apparaît franchement révolutionnaire ; Max Roach déploie une énergie indomptable avec une exactitude et un à propos sidérants. Explosive à tous les points de vue, puisque c’est durant cette session légendaire que le torchon brûle définitivement entre Mingus et Roach, ce qui explique peut-être la tension palpable qui se dégage de la session.

Plus qu’un éblouissant disque de jazz, il s’agit ici d’un pont reliant l’ancien et le nouveau monde de la musique afro-américaine.

 


                                                              

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 00:10

 

Dans l’œuvre musicale incommensurable que nous a léguée Duke Ellington, "Black, Brown and Beige" occupe une place à part. 

Véritable aristocrate du jazz, pianiste subtil, chef d'orchestre imaginatif, compositeur avant-gardiste et prolifique, il sut mener le jazz à un niveau d'expression jamais atteint. Au cœur de paysages sonores inexplorés, il a donné à la musique afro-américaine un retentissement et une respectabilité comparables à ceux de la musique classique. 

Synthèse éblouissante de l'esprit traditionnel du blues et des inventions orchestrales les plus sophistiquées, cette suite en quatre parties est une œuvre orchestrale ambitieuse, très en avance sur son temps. Sa durée, la récurrence des thèmes, sa progression dramatique, la solennité du livret, autant d’éléments qui ont lancé pour la première fois la notion de "great black music" (grande musique noire) si chère à Ellington. 

Alliant la furie impérieuse des cuivres au fondamental « appel / réponse » sur des pulsations implacables, en passant par la voix bouleversante de cette immense chanteuse de gospel qu'était Mahalia Jackson, "Black, Brown And Beige" raconte l'histoire du peuple noir aux Etat-Unis, de l'esclavage à la vie dans les ghettos de Harlem avec toute l'emphase qui caractérise le Duke. Expressivité et puissance suggestive, un arc-en-ciel d'émotions. 

 


                                                                

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