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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:16

Pas encore le quartet historique,  mais My Favorite Things marque l’arrivée de deux futurs piliers de ce groupe inouï, certainement l’un des meilleures de l'histoire du jazz :  McCoy Tyner au piano et le batteur Elvin Jones. En attendant Jimmy Garrison c’est Steve Davis qui empoigne la contrebasse.  Coltrane  a découvert saxophone soprano, un instrument qui lui rappelle l'Afrique et commence son immersion dans l’harmonie des musiques arabes, africaines et indiennes.

Le titre éponyme, une bluette à trois temps est issue de la comédie musicale la mélodie du bonheur (Sound of Music). De versions en réinterprétations, totalement transfigurées, il sera élevé au rang d’hymne toujours renouvelé et totalement habité. Rencontre avec un jazz suprême qui marque le point de départ de la recherche esthétique en quête d'absolu, de rythmes dionysiaques et extatiques dans laquelle va se lancer à corps perdu le futur John Coltrane Quartet.  


                                                                   
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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 00:24

 Giant Steps est le premier album de John Coltrane enregistré en tant que leader pour le label Atlantic. Il est alors un soliste extrêmement renommé et fait encore partie du groupe de Miles Davis - les morceaux "Giant Steps" et "Naima" seront mis en boîte entre deux séances du fameux "Kind of Blue".

Il bénéficie pour ce disque de beaucoup plus de moyens que lors de ses séances chez Prestige et en profite pour se consacrer à ses propres compositions. Naïma – du nom de sa première femme, Cousin Mary, Syeeda's Song Flute – pour sa belle-fille, les thèmes sont si personnels que sa cousine Mary, parlera d'un album de famille.

Entouré de Tommy Flanagan au piano, du contrebassiste Paul Chambers auquel il dédie le titre « Mr. P.C. » et d'Art Taylor à la batterie - Flanagan et Taylor sont remplacés par Wynton Kelly et Jimmy Cobb sur le titre "Naima" -, Coltrane repousse les séquences d'accords du Be-Bop afin d’en découvrir l'extrême limite ce qui fait scandale à l’époque et peut être met un point final à cette extraordinaire aventure initiée par Charlie Parker.

 Un bouleversement stylistique se joue là. Son style révolutionnaire divise, il se fait siffler par le public français lors d’un concert à l'Olympia de Paris avec Miles mais Sonny Rollins décide après l’avoir entendu d’arrêter temporairement de jouer afin de prendre du recul.

Cet album marque l'achèvement d'une période de l'histoire musicale du saxophoniste et le départ à pas de géant vers d'autres horizons.

Du hard bop virtuose de "Giant Steps" à la merveilleuse ballade "Naima", Coltrane et ses acolytes – peut-être pas toujours conscients de l’envol du saxophoniste - créent impérieux et frénétiques de merveilleux paysages sonores. 

Coltrane empoigne son ténor et le fait chanter comme nul autre, Plus impressionnant encore, il se joue des complexités harmoniques et des innovations techniques avec une agilité et un naturel qui permet à l'auditeur de les ignorer et d’être emporté par la vague d'émotion et d'inventivité mélodique.

Un des jalons les plus importants de l'histoire du jazz.


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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 02:03

"Blue Train" de John Coltrane est un album mythique de l'histoire du jazz 

Le saxophoniste, entouré de Lee Morgan à la trompette, Curtis Fuller au trombone, Kenny Drew au piano, Paul Chambers et Philly Jo Jones respectivement à la contrebasse et à la batterie, propose un album d’un hard bop mâtiné de blues d’apparence relativement classique mais qui transcende véritablement le genre et affirme une singulière personnalité. L'énergie débordante mais maîtrisée qui s’échappe de chaque note du saxophoniste en fait une recherche incessante d'un artiste en quête d’intensité, d’humanité et  de profondeur. 

Un moment d'exception …


 


                                                                    

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 00:00

En 1964, la quête folle de John Coltrane pour une musique universelle prend une nouvelle dimension avec la sortie de "A Love Supreme". Conçu comme un chant de l’âme, ce disque lumineux expose, plus que tout autre, le profond mysticisme qui anime depuis toujours l'oeuvre du musicien.

Cette suite composée en quatre temps : Acknowlegment, Resolution, Pursuance, Psalm, comme quatre étapes de l’être vers sa rédemption, représente un aboutissement. Accompagné par son quartet historique, le pianiste McCoy Tyner, le batteur Elvin Jones et le bassiste Jimmy Garrison, le saxophoniste accouche d'une œuvre à la fois visionnaire et accessible, d'une intensité poignante et d'une profonde sensibilité. 

Capable de la plus extrême douceur comme de la plus grande violence, John Coltrane s'y laisse aller à quelques furieuses envolées atonales, mais sans jamais omettre de poser avec soin quelques motifs mélodiques clairs auxquels peut s'accrocher tout au long de l'album l'oreille incertaine d'un auditeur inexpérimenté. A Love Supreme est une transe,  l’offrande du plus profond de soi ; jamais le jazz n’a été porté à un tel point d’exaltation.



                                                 

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