Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La Playlist Majazzotheque

Rechercher

Chroniques

Revue de Web

http://imageshack.us/a/img820/3296/bannierehx.png

 

Liens et connections web

Logo-Pearltrees2.JPG

8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:38

Ce concert enregistré en 1975 à l'Opéra de Cologne,qui a en partie ouvert les portes du jazz à un public qui n'y était pas habitué et connu un énorme  succès populaire, qui jamais ne s’est démenti depuis, failli bien ne jamais avoir lieu.

Le soir du concert, le pianiste ne peut obtenir à cause d'une grève le piano désiré pour l'occasion et se voit proposer un piano de répétition de bien mauvaise facture et approximativement juste.  Keith Jarrett déjà exténué par deux nuits sans sommeil, entre alors dans une colère noire, refuse le piano et décide de tout annuler.   Il changera d'avis in extremis, quelques minutes à peine avant l'heure de son entrée sur scène. 

Le pianiste, ouvre alors facecieusement son récital par  les quatre premières notes qui reprennent le thème musical de la sonnerie de rappel de la salle de Cologne. Puis seul face au public, il happe littéralement la salle dans son univers de tendresse et de lyrisme. Avec virtuosité et profondeur, un sens accru de la dramaturgie, il déambule entre tradition et modernité, suspend le temps, ses notes et  livre une sorte de journal de ses paysages intérieurs.

Dernier coup du sort, heureux cette fois, le concert ne devait initialement pas être enregistré mais un technicien décida de poser des micros pour les archives de la salle, sans cette initiative  l'un des disques de jazz les plus vendus au monde et de l'album de piano solo le plus distribué de tous les temps avec ses 3,5 millions d'exemplaires vendus n'aurait jamais vu le jour.  


                                                                  

Repost 0
2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 00:09

Keith Jarrett est un musicien touché par la grâce, un des artistes majeurs de notre époque. Nourri d’une vaste culture musicale, son style est marqué par un goût absolu pour l’improvisation, un lyrisme empli de liberté. Le trio qu’il forme depuis 1977 avec le contrebassiste Gary Peacock et le batteur Jack DeJohnette est lié par une exceptionnelle cohésion d’esprit, il a atteint un niveau d’interaction et d’invention tout bonnement stupéfiant. Les mélodies sont autant d’envoûtements, d'aériennes envolées à la limpidité évidente, effluves de sensualité sur lesquelles plane l’ombre du Prince of Darkness. 

Avec un tel  hommage le sourire de Miles n’est pas prêt de s’effacer. 

Repost 0